La saison de travail intense touche à sa fin. La vigne est relevée, épointée, traitée, ébourgeonnée... reste le dernier travail du sol et l'effeuillage. J'ai donc sorti le Chisel pour enlever les herbes et surtout aérer la terre.

Ce cultivateur a une particularité, c'est de posséder des pattes d'oie à la place des dents

Elles permettent de vraiment couper l'herbe au niveau de la racine et de bien remuer le sol. Je le place entre 5 à 10 cm de profondeur. C'est presque un grattage un peu plus musclé. La journée étant très chaude aujourd'hui (on attend 32 à 34°), les herbes ne vont pas résister et vont disparaître. Par contre, le fait de travailler le sol, va avoir pour conséquence de casser le dessus et ainsi, de détruire les canaux par lesquel l'eau du sol s'évapore. L'eau est donc emprisonnée dans le sol au plus grand plaisir de la vigne qui en raffole. Chaleur + eau = maturité. Après cela, il faudra detteler le Chisel et atteler le pulvérisateur... des orages sont annoncés et il faut "couvrir" la vigne avant l'arrivée d'eau. A partir de demain, on commence l'effeuillage à l'Est, pour découvrir les baies du côté du soleil levant et ainsi ne pas les brûler. L'avantage est de commencer à aérer les grappes et enlever les entrecoeurs qui prennent le sucre (carbonne) pour faire des bois... dangereuse concurrence. Une fois la véraison terminée, on effeuillera à l'Ouest pour une exposition maximum au soleil et au vent. Tout ces soins à la vigne, "en sol" et non "hors sol", permettent de rechercher la qualité du vin en jouant avec la nature, sur la terre d'où elle pousse, et de l'accompagner pour qu'elle y puise les minéraux dont elle a besoin, et l'eau qui la fait vivre. Dans le chai, pas de produit chimique... le minimum sera fait, celui d'accompagner le cycle naturel de fermentation et d'éviter les dégats... c'est tout! C'est comme si l'on voulait améliorer sa beauté en surveillant son alimentation et en faisant de l'activité physique... au lieu de faire de la chirurgie esthétique! Bref! pas de silicone!... d'ailleurs, j'ai horreur des "vins siliconés".