Si Barbeyrolle a été facile à semer, il n’en est rien du Petit Manoir. Tout d’abord le sol était plus sec et l’argile ferrique des coteaux des Eyzies et de Saint-Cyprien, est particulièrement difficile à travailler. Il a un sale caractère, et c’est lui qui commande. Tout d’abord il a fallu cavaillonner tous les rangs, enherbés ou non. C’est ce qu’on appelle ouvrir l’inter-rang ou le curer.

On fait cela avec une vieille vigneronne. Mercredi dernier nous avons eu 15mm (15litres/m2). Vendredi nous avons donc démarré le cavaillonnage, mais je dois dire que cela a été difficile, car le sol était déjà sec, même deux jours après les pluies... !



Les rangs enherbés ayant trois ans d’âge, nous avons décidé de les travailler et semer des engrais verts afin de les décompacter et de rééquilibrer leurs structures. C'est la rotation classique

C’est sur cet inter-rang que la plupart des opérations motorisées se font (broyage des sarments, traitements phyto…). Il a donc une tendance se compacter.

Il faut donc détruire l’herbe avec le chisel. La vitesse de ressuyage après la pluie et d’assèchement du sol a été tellement rapide qu’il a fallu attendre une autre pluie.

Quelque gouttes dimanche ont pu permettre le passage du cultivigne (chisel) qui a fait un travail très efficace. Le beau temps sec et chaud a détruit l’herbe.

Puis dans la foulée, préparer au cultipaker le sol pour les semis d’herbes (fétuques rouges et ray-grass) ce qu’on appelle : faire un lit de semence.

Sur l’inter-rang de gauche, c’est pour le nouvel enherbement, sur celui de droite ce sera les engrais verts avec le cavaillon entre les deux. L’idée était de semer Lundi… mais le vent qui n’a pas cessé de souffler, cela nous a empêché de semer… puis la pluie dans la nuit du lundi au mardi a achevé de perturber mon plan de travail.

Ainsi, après les 20mm d’eau qui sont tombés hier, semer devient impossible! Je dois donc changer mon programme original… j'ai décidé de travailler l’ancien rang enherbé… j’ai donc attelé les dents Michel… qui font un travail de décompactage et d’aération.

C’est un peu ce que fait la grelinette dans les jardins… mais en plus grand. C’est un labour qui ne retourne pas la terre et qui donc préserve sa structure naturelle. Il a l’avantage d’aérer le sol en profondeur et de faire pénétrer l’eau des pluies hivernales, loin à l’intérieur au voisinage de la roche mère.

Ainsi, je passe les dents sur l’inter-rang anciennement enherbé et qui recevra les engrais verts, alors que l'inter-rang qui sera prochainement semé d’herbes n’a pas besoin de décompactage… vous me suivez ? Bon, c’est vrai que c’est un peu tordu… ah ! avec les engrais chimiques, c’est tellement plus simple !

Et par-dessus le marché, je pourrais, après ce labour semer les engrais verts… mais quand ? Il repleut jeudi et peut-être les jours suivants. Si les pluies de Novembre s’installent… je ne pourrais pas semer cette année ! Il ne me reste plus qu’à attendre et prier le ciel qu’il me donne au moins quatre jours de beau temps ! Si cela arrive, il faudra encore détteler les dents et atteler le semoir.... qui a dit que le bio c'est simple?... ah, au fait! Après les semis il faudra qu'il pleuve beaucoup pour que tout pousse... jusqu'à février au moins...! Car alors, c'est le décavaillonnage qu'il faudra faire et là... le sol devra être sec...??!!