Malos suite et fin
Par marc Dalbavie, mardi 15 mars 2011 à 22:46 :: Le chai :: #189 :: rss
Hier, le 14 mars, la malo du vin de presse s’est enfin terminée ! Finalement, il aura fallu attendre quatre mois pour le vin de goutte et cinq mois pour le vin de presse, pour finir les malos cette année. Chaque année est différente. Comme je ne mets aucune levure ou bactérie pour faire la malo, je dois attendre le bon vouloir de la nature… et celle-ci sait se faire attendre. A la dégustation le vin de presse se mâche bien. Il va apporter aux deux cuvées Les Joualles et le Petit Manoir cette rondeur et cette densité en bouche que j’aime tant. Bien sûr tout est affaire de dosage dans l’assemblage, et cela c’est le grand plaisir qui précède la mise en bouteille. Je le fais avec Frédéric Thiollet, l’œnologue qui s’occupe de nos vins. C’est très important d’avoir quelqu’un d’extérieur lorsque l’on déguste. Son avis est souvent très instructif voire décisif, même si en fin de compte, je prends la décision finale. Une pratique que j’aime bien faire est aussi de prendre l’échantillon assemblé et de le gouter à la maison pendant un repas. Là, j’ai tous mes repères olfactifs et psychologiques. C’est souvent après cet examen que la décision se concrétise. Aussi, je fais des vins pour être bu pendant les repas et non pour faire des concours de beauté ! Il m’est souvent arrivé de gouter un vin dans une dégustation, de le trouver formidable, ensuite de l’intégrer à un repas et d’en être déçu. Certains vins disparaissent littéralement à l’épreuve de la gastronomie. Et pour moi, c’est un véritable problème. Le vin se partage durant un repas en présence d’amis. C’est pour moi le sens principal qui me pousse à en faire. Un vin qui n’est bon qu’en dégustation est un vin à qui il manque une âme. Il a fallu donc soutirer le vin et laver la demi-muid.

Une fois lavée, il faut la protéger… je brule une petite mèche de soufre, une fois la barrique bien égouttée (une journée au moins). J’en ai profité pour faire un dernier prélèvement du vin élevé en jarre avant la mise en bouteille qui se fera bientôt.

Résultat ; très, très bon vin. Très équilibré, avec beaucoup de parfum, de souplesse et de finesse. Seule la première amphore a un problème oxydatif… elle ne sera pas assemblée aux autres. Au fait! pour ceux qui encore Les Deux Collines 2006 et Barbeyrolle 2006 dans leur cave, ils sont à leur apogée actuellement. Il faut commencer à les boire.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.