Le travail de taille et la levée des bois continuent au Petit Manoir.

Nathalie, la patronne, profite du très beau temps pour pouvoir faire la levée des bois. Ce travail n’est pas facile et demande beaucoup d’attention et bien sûr des lunettes. On peut se prendre des branches dans l’œil… c’est un accident du travail courant en cette saison. Le clos des truffières et presque fini… il nous restera Petit Bois.

Sur la photo Petit Bois est au fond, là où se trouvent les pièges jaunes. On voit, d’ailleurs globalement, que la couleur à mi-distance est plus brune… indication des sarments qui ne sont pas encore enlevés. Quant à Belle Vue, la taille est presque finie… le temps est d’ailleurs idéal, l’air est pur, la lumière éclatante.

Aux truffières, le clos qui chatouille les 16° d’alcool, la taille est finie

Il n’attend plus que le décavaillonnage, qui se fera après le broyage des sarments et le liage. Quant aux Pruniers, le sol a été préparé pour l’extension du clos.

En effet, au printemps, nous allons agrandir la part de cabernets francs… cépage absolument magnifique et particulièrement intéressant dans ce terroir. La technique de plantation sera un peu expérimentale. Au lieu de « défoncer » le sol avec des charrues qui retourne la terre jusqu’à 60 cm de profondeur, on a pris le parti de sous-soler aux dents Michel et de garder le couvert enherbé.

Le gel et l’aération, ainsi que l’eau accumulée, vont activer le sol au moment du réchauffement printanier. 3 semaines avant la plantation, nous allons passer deux fois la herse rotative pour détruire le couvert végétal… mais que dans la bande où les pieds seront plantés. Ensuite, le sol sera suffisamment souple pour la plantation, mais sans avoir subi le bouleversement provoqué par le défonçage et le pivotement des horizons. L’herbe d’origine est gardée ce qui permet au sol de conserver son activité organique et sa structure… mais attention à « la soif » des petits plants. Enfin, on verra ! Le grand bonheur est que je trouve plein de coccinelles qui se réfugient durant l’hiver, sur les pieds de vigne, bien abritées généralement.