Après un cavaillonnage particulièrement intense, et pendant que Nathalie s’occupe du stand du Domaine à Sarlat, je m’envole pour Londres. Je passe du tracteur à l’avion, de la terre au ciel… l’Angleterre terre d’exil pour le Général, terre d’espoir… de rencontres pour moi ! C’est la première fois que je prends l’avion dans l’aéroport de Bergerac. C’est comme celui de Bordeaux… mais en plus petit, et en plus anglo-saxon. En effet, tout le personnel vous aborde en anglais… il faut dire que la presque totalité des lignes sont en direction de la Grande-Bretagne… et oui, la guerre de cent ans était due à la demande pressente du roi d’Angleterre pour qu’on lui restitue les biens des Plantagenêt (la Normandie et l’Aquitaine), l’idée de revendiquer le royaume ne lui est venue que tardivement… et bien nous en sommes revenus aux temps de Jeanne la Pucelle. Heureusement, l’année dernière ils ont ouvert une ligne vers Paris… c’était moins une. Cela dit, Londres ou Paris… qu’importe pourvu qu’on y aime l’ivresse… à vrai dire, il semble qu’on la préfère outre-manche… et c’est tant mieux. J’attends le jour où il y aura une prohibition en France… ! Ce qui est drôle dans cet aéroport c’est qu’il ressemble à tous les autres… c’est comme les hôtels, vous ne savez plus dans quel pays vous êtes… heureusement qu’il y a la langue. La vue de la salle d’embarquement est assez belle, on y voit les vignes de Bergerac et la vallée de la Dordogne, quand elle devient bordelaise, c’est-à-dire plus large et plus plate. J’espérais qu’au moins en Périgord on ferait un aéroport avec un toit en lauze… que nenni, c’est un aéroprt banal…. Sans même la griffe d’un grand architecte. On aurait pu demander à Jean Nouvel notre architecte sarladais au chapeau de croquant et aux bottes de sept lieux d’y faire un ultime exploit… et bien niet… ou no ! Too expensive… j’imagine. Les anglais ont horreur de la magnificence… typiquement latine. Et pourtant ils se ruent sur nos belles maisons…. Mais c’est une magnificence privée… là est toute la différence.

On est passé de Jacquou aux golden boys… c’est tout dire des bouleversements que vit notre pauvre région.