Retour à la terre
Par marc Dalbavie, dimanche 12 décembre 2010 à 23:20 :: travail de la terre :: #173 :: rss
Enfin je retourne à la terre. Le ciel m’a écouté, il me permet de faire le cavaillonnage d’hiver. Il fait beau et le froid n’a pas été trop intense cette nuit, la journée a été très ensoleillée. Le résultat est que dans ces terres pauvres où la roche mère n’est pas loin, le « ressuyage » se fait rapidement, le dégèle a été rapide et le soleil a assez vite séché le sol. Je ne pensais vraiment pas avoir la possibilité de travailler le sol cet hiver, mais voilà, une « fenêtre d’intervention » se présente… je ne tiens pas à la laisser passer. Ce matin j’ai donc ressorti la vielle vigneronne.

C’est une charrue solide qui sait négocier le terroir fait d’argile et de cailloux. Après une révision faite hier dans la grange et quelques boulons de changés, il faut, maintenant la vigneronne attelée, la régler pour les Joualles. Nous avons deux terroirs au Domaine: Barbeyrolles et Les Joualles. Ces deux terroirs ont des écartements de vigne différents… il faut toujours régler les charrues en fonction. Ici, j’ai condamné les deux socs arrière afin de ne pas travailler le milieu du rang. Pour cela je les ai mis en position inversée. Il ne travailleront pas mais, en ne les retirant pas, ils donneront du poids à la vigneronne, pour "mordre" la terre.

Ensuite, il faut régler l’écartement avec précision. On voit sur cette photo que le soc de droite est beaucoup trop près des pieds de vigne.

Ensuite, c’est la profondeur qui est importante. Le soc de gauche mort trop profondément dans le sol.

Cela a pour effet de créer un cavaillon trop haut avec de grosses mottes de terre. Le réglage à lui seul peut durer une bonne heure… et très souvent il se poursuit un peu durant les 4 première heures de chaussage ou cavaillonnage de la vigne. Ensuite il n’y a qu’à mettre la radio et bien conduire le tracteur, la moindre faute et on arrache des pieds de vigne et des piquets. Hier soir, j’avais fini tous les Bourdalès sur leurs échalas

Et les cabernets francs. Demain je m’attaque aux merlots.
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