résultats de la première vendange en Périgord Noir
Par marc Dalbavie, lundi 13 octobre 2008 à 23:24 :: Données techniques des vins :: #56 :: rss
Voilà, la vendange est terminée à Saint-Cyprien. Elle a duré deux jours. Elle s'est faite avec des cagettes, passage de 12 heures en chambre froide puis foulée et éraflée, + 3 tris successifs: à la vendange, à la mise en cagette et au fouloir-érafloir. Les premiers résultats viennent de tomber:
Acidité total: 4.30 g/l
Acide malique: 1.1 g/l
Azote: 283 mg/l
PH: 3.12
degrés: 14°8
Commentaire de l'oenologue Frédéric Thiollet: "Concernant les résultats d'analyse de votre jus, nous pouvons dire que la maturité est atteinte... peu d'acide malique, signe de bonne maturité. Le degré est élevé ce qui n'est pas négatif pour un vin de garde...".
Quand je pense que tout ce terroir fantastique du Périgord Noir entre Limeuil et Sarlat sur la rive droite de la Dordogne, où la vigne était reine il n'y a pas 100 ans, avait été abandonné pour "de meilleurs" terroirs dans les plaines à maïs de Bordeaux et Bergerac!!!! Je réalise à quel point la notion de terroir a été galvaudée. Quand à la construction des AOC "pour améliorer la qualité des vins", certes elle a englobée des terroirs magnifiques mais aussi elle a créé des vignes non pas pour la qualité de leur sol mais pour leur proximité géographique avec les bassins de production viticole! Ainsi, une appelation, c'est d'abord un grand cru placé à proximité d'une voie de communication (principalement des ports ou près de voies navigables), qui a engendré une économie viticole, qui ensuite absorbe pour des raisons évidentes les domaines agricoles voisins qui ne sont pas forcément placés sur des terres à vigne, domaines qui se transforment en château... et le tour est joué. Sauf que cela à engendré une masse importante de mauvais vins, qui inondent les marchés et détruisent l'image du vin français dans le monde. Et cerise sur le gâteau, on a sacrifié des terres à vigne, qui n'étaient pas bien placées sur le plan de la géographie économique, alors que les voies de communication au XXI° siècle on été transformées et étendues sur tout le territoire... peut-être que la crise du monde viticole permettra, dans une économie comme la nôtre où les rivières ne sont plus les voies de transport uniques, une réappropriation de ces terroirs disparus... qui sait?
Commentaires
1. Le samedi 25 octobre 2008 à 11:14, par gavage
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