De quel pays s'agit-il?

Et oui! le plat pays ressemble si peut à nos collines boisées du Périgord. Et les fermes sont aussi très différentes des notres

Elles ont une typicité que nos stabulations ont bien perdue. Nous nous sommes donc embarqués pour un voyage à Amsterdam. Il faut dire que la Hollande était du XV° au XIX° siècle le premier importateur de vin du Périgord... eh oui! Belle époque où Bordeaux faisait son possible pour essayer d'éliminer les vins des Haut-pays comme ceux du Périgord et ceux de Cahors, en forçant le royaume à taxer notre précieux liquide. Il faut dire qu'ils y sont arrivés, puisque tout le monde croit que seul le bordelais peut faire des grands vins...! Les hollandais, dans cette bataille nous ont été d'un grand soutien, puisqu'ils ont continué à acheter leur vin chez nous. Si cela interesse quelqu'un, une thèse de doctorat a été écrite sur le sujet... et elle ne met pas en lumière la vertue des bordelais! Dans une juste vengeance, les raisins que l'on voit sur les tableaux des grands peintres hollandais comme Vermeer, Rembrand, Hals ou van Eycke, ne serait pas de Bordeaux mais du Périgord!!! Et ce célèbre personnage de ce magnifique tableau de Frans Hals, que boit-il?

Et bien, il boit un Bergerac blanc, ou un vin de Plazac fait avec du raisin Folle blanche, ou un Monbazillac, un Saussignac, un Montravel... faire du vin pour l'Art... n'est-ce pas le bonheur?...... Nous voici donc en route pour la ville des canaux... Amsterdam. Après la route, un bateau pour circuler... quel plaisir!

nous découvrons, à côté de maisons d'un charme fou de véritables trésors architecturaux

grâce à une journée ensoleillée et froide, nous avons pu visiter nombre de cavistes passionnants qui connaissent parfaitement notre Périgord et souvent parlent français. Je pense qu'on devrait élever le vin au rang de "Défenseur de la Langue Française" auprès du Haut Commissariat à la Francophonie! Cela changerait des attaques injustes du corps médical à notre encontre. Puis le soir, nous sommes allés à un concert dans la cathédrale acoustique qu'est le Concertgebouw, avec un orchestre magnifique nous délecter d'une musique venue des Dieux... Debussy, Dukas... un son inouï...

qui nous a accompagné jusqu'à une petite soirée organisée par des amis où nous avons dégusté quelques bonnes bouteilles. Je dois dire que, même après mon attaque envers les bordelais, j'ai bu un bordeaux tout simple, Château Compassant fait de 100% de merlot par Jean-Luc Thunevin... chapeau bas... à moins de 8 euros la bouteille... le plaisir était au rendez-vous. Un Margaux bouchonné à précédé un fantastique vin de Maury... et en apéritif un très bon vin allemand venant du fameux Bernkastler Doktor (la Romanée des allemands) fait avec du Riesling... tout en noisette et en agrume... un délice pour exciter les papilles.

Allez, pour finir, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer une des splendeurs que seuls les hollandais du XVII ont pu capter: la satiné d'une lumière douce et intense à la fois... suprême paradoxe!

la Femme lisant une lettre de Vermeer

à bientôt